{"id":265,"date":"2014-01-20T16:22:06","date_gmt":"2014-01-20T15:22:06","guid":{"rendered":"http:\/\/charles.dehays.free.fr\/wordpress\/?p=265"},"modified":"2014-01-20T16:22:06","modified_gmt":"2014-01-20T15:22:06","slug":"apprentissage-suite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yaka.alwaysdata.net\/index.php\/2014\/01\/20\/apprentissage-suite\/","title":{"rendered":"APPRENTISSAGE. (SUITE)"},"content":{"rendered":"<p>A la fin de la premi\u00e8re ann\u00e9e, \u00e0 part les maths o\u00f9 je n&#8217;ai jamais brill\u00e9 d&#8217;ailleurs, les r\u00e9sultats dans leur ensemble \u00e9taient bons. Ma m\u00e8re \u00e9tait satisfaite et pour moi c&#8217;\u00e9tait l&#8217;essentiel. J&#8217;avais pour de bon commenc\u00e9 \u00e0 pratiquer un travail manuel, ce qui devait m&#8217;aider \u00e0 trouver mon \u00e9quilibre. Fa\u00e7onner de ses mains quelque chose, rien de tel pour se sentir bien dans sa peau.<!--more-->C\u2019est en tout cas ce qui s&#8217;est pass\u00e9 pour moi et la majorit\u00e9 de mes coll\u00e8gues. Chacun son \u00e9tabli, avec sa griffe, son valet et sa presse, les outils les plus essentiels\u00a0: ciseau \u00e0 bois, b\u00e9dane, maillet, rabot, riflard et varlope. La s\u00e9rie des scies indispensables\u00a0: scie \u00e0 refendre, scie \u00e0 chantourner, scie \u00e0 araser.<\/p>\n<p><span>A chaque nouvelle pi\u00e8ce que nous devions faire, et avant de l&#8217;attaquer, le professeur nous faisait la d\u00e9monstration de la meilleure fa\u00e7on de nous y prendre pour mener \u00e0 bien l&#8217;op\u00e9ration. J&#8217;\u00e9tais \u00e9pat\u00e9 par son coup de patte et aussi par la fa\u00e7on qu&#8217;il avait de tirer sur sa cigarette\u00a0! Heureuse \u00e9poque o\u00f9 le tabac n&#8217;\u00e9tait pas proscrit. Il fumait des cigarettes d\u00e9nicotinis\u00e9es, des gauloises vertes. En trois bouff\u00e9es, il ne restait plus qu&#8217;un clope pendu \u00e0 sa l\u00e8vre et qu&#8217;il laissait s\u2019\u00e9teindre \u2026 Et puis, la d\u00e9monstration termin\u00e9e, il retournait \u00e0 son bureau pour en rallumer une qu&#8217;il grillait aussi rapidement. Nous, on s&#8217;appliquait \u00e0 \u00eatre aussi habile que lui&#8230; enfin, on essayait. <\/span><\/p>\n<p><span>C&#8217;est long \u00e0 former un bon ouvrier, surtout que la m\u00e9thode d&#8217;apprentissage que j&#8217;ai connue dans ces ann\u00e9es-l\u00e0 ne se faisait que manuellement. Pas la moindre utilisation de machine. Ce serait un peu long d&#8217;en faire le d\u00e9tail, ce fut lent et progressif, mais au bout de trois ann\u00e9es, nous avions une bonne connaissance de la profession et \u00e9tions en mesure d&#8217;exercer, avec au tout d\u00e9but, par s\u00e9curit\u00e9, un compagnon aguerri \u00e0 nos c\u00f4t\u00e9s. <\/span><\/p>\n<p><span>Ce ne fut pas n\u00e9cessaire en ce qui me concerne puisque je n&#8217;ai pas travaill\u00e9 dans ce m\u00e9tier. Mais, nous n&#8217;en sommes pas encore l\u00e0 puisque je termine ma premi\u00e8re ann\u00e9e. <\/span><\/p>\n<p><span>Pendant les grandes vacances, je bosse dans une entreprise de peinture et fait le tour de Normandie avec mes deux copains. <\/span><\/p>\n<p><span>A nouveau la rentr\u00e9e. Avec l&#8217;aide de mon fr\u00e8re a\u00een\u00e9, je me suis retap\u00e9 un v\u00e9lo. Gros progr\u00e8s pour effectuer la route de la maison au centre. Un inconv\u00e9nient quand m\u00eame&#8230; il n&#8217;est pas adapt\u00e9 \u00e0 ma taille. Trop petit, c&#8217;est un v\u00e9lo de gamin. Bon, en remontant la selle et le guidon presque au maximum, \u00e7a fera l&#8217;affaire. On s&#8217;est un peu moqu\u00e9 de moi \u00e0 la rentr\u00e9e&#8230; mais pas plus que \u00e7a et je m&#8217;en fichais&#8230; Gain de temps, le cartable sur le porte-bagages, pour moi c&#8217;\u00e9tait tout bon. <\/span><\/p>\n<p><span>Nous \u00e9tions tous de condition modeste et les diff\u00e9rences de tenues rares. J&#8217;ai d\u00fb, ma premi\u00e8re ann\u00e9e ,faire la route en galoches \u00e0 semelles de bois. Clout\u00e9es soigneusement par mon p\u00e8re pour les faire durer. Et pas discr\u00e8tes, quand, par exemple, je traversais la classe pour me rendre au tableau. <\/span><\/p>\n<p><span>Il y avait , parmi les internes, des Bretons. La plupart en sabots. Ce qui, dans l&#8217;\u00e9chelle des valeurs vestimentaires, \u00e9tait inf\u00e9rieure aux galoches. <\/span><\/p>\n<p><span>A l&#8217;atelier, par contre, nous \u00e9tions \u00e0 \u00e9galit\u00e9 par les bleus \u00e0 tout point identiques. <\/span><\/p>\n<p><span>Au d\u00e9but de cet hiver, ma m\u00e8re m&#8217;avait confectionn\u00e9 une veste pour m&#8217;en \u00e9pargner les rigueurs. Elle n&#8217;\u00e9tait pas couturi\u00e8re et avait probablement pein\u00e9 pour parvenir \u00e0 la fabriquer. Apr\u00e8s plusieurs essayages et rectifications, la veste achev\u00e9e, je l&#8217;enfilais par un beau matin frisquet&#8230; <\/span><\/p>\n<p><span>La coupe ne devait pas \u00eatre parfaite mais je ne m&#8217;en souciais pas. L&#8217;essentiel, c&#8217;\u00e9tait d&#8217;avoir chaud et, en boutonnant cette veste jusqu&#8217;en haut, j&#8217;\u00e9tais bien prot\u00e9g\u00e9 et pr\u00eat \u00e0 affronter les frimas. <\/span><\/p>\n<p><span>Un ennui, quand m\u00eame. Par manque de tissu, elle n&#8217;avait pu coudre qu&#8217;une seule poche. A droite. Pour ne pas avoir l&#8217;onglet, il me fallait alterner la main gauche ou la main droite dans cette poche unique&#8230; Inconv\u00e9nient mineur que je surmontais sans probl\u00e8me. <\/span><\/p>\n<p><span>J&#8217;avais un v\u00e9lo, bien modeste, j&#8217;en conviens, j&#8217;\u00e9tais v\u00eatu de mani\u00e8re \u00e0 ne plus me cailler les miches,&#8230; \u00e7a suffisait \u00e0 mon bonheur&#8230; les exigences de la mode, on connaissait pas. <\/span><\/p>\n<p><span>Un soir, mon p\u00e8re me fit cadeau d&#8217;une paire de gants en cuir, bien usag\u00e9s, c&#8217;est vrai, mais dont il restait encore un peu de fourrure \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur. Pour moi c&#8217;\u00e9tait presque du luxe. Je m&#8217;empressais de les astiquer et, le lendemain, je les \u00e9trennais pour effectuer mon parcours habituel. En arrivant au centre, je les glissais dans mon cartable. J&#8217;avais pas envie de me les faire faucher\u00a0! <\/span><\/p>\n<p><span>Ce petit confort suppl\u00e9mentaire \u00e9tait bien agr\u00e9able. Je n&#8217;eus malheureusement pas le temps d&#8217;en profiter longtemps. Un beau matin, la paire de gants sous le bras, dans les water-closets, j&#8217;\u00e9tais bien tranquillement entrain de pisser. La porte n&#8217;\u00e9tant pas ferm\u00e9e, au cours d&#8217;une bousculade, un gus la poussa violemment&#8230; Ce qui me projeta en avant, et, pour \u00e9viter de me cogner dans le mur d&#8217;en face, je dus lever le bras rapidement pour m&#8217;y appuyer\u00a0!Imaginez la sc\u00e8ne, j&#8217;en conviens bien banale et plut\u00f4t marrante. Oui mais, pour moi, la tuile\u00a0! Car je vis mes gants, et \u00e0 mon grand d\u00e9sespoir, tomber bien d&#8217;aplomb et l&#8217;un apr\u00e8s l&#8217;autre dans le trou des chiottes\u00a0! La rage. Et rien \u00e0 faire. Bien oblig\u00e9 d&#8217;accepter ce mauvais coup du sort. Et surtout ne pas en parler. Faire comme si rien ne s&#8217;\u00e9tait pass\u00e9 et finir la p\u00e9riode hivernale \u00e0 nouveau les mains nues\u00a0! I<\/span><\/p>\n<p><span>l y avait quand m\u00eame parmi nous dans ce centre d&#8217;apprentissage quelques \u00e9l\u00e8ves dont les parents devaient avoir une bonne situation. C&#8217;\u00e9tait vraiment une tr\u00e8s faible minorit\u00e9 et qui se reconnaissait par quelques d\u00e9tails vestimentaires et fournitures scolaires de qualit\u00e9 sup\u00e9rieure. <\/span><\/p>\n<p><span>Le luxe du moment, c&#8217;\u00e9tait le stylo \u00e0 bille qui venait de faire son apparition. Nous en \u00e9tions encore au porte plume et celui qui sortait de sa poche un \u00ab\u00a0Reynolds\u00a0<\/span>\u00bb <span>avait un peu tendance \u00e0 rouler les m\u00e9caniques, \u00e0 craner&#8230; Forc\u00e9ment, c&#8217;\u00e9tait pas \u00e0 la port\u00e9e de toutes les bourses. Dans les cinq cent francs de l&#8217;\u00e9poque&#8230; on pouvait se payer au moins vingt porte- plumes avec cette somme. <\/span><\/p>\n<p><span>Ces beaux stylos, modernes et color\u00e9s avaient un inconv\u00e9nient\u00a0: pas tout \u00e0 fait au point, ils bavaient, et laissaient parfois des tra\u00een\u00e9es d&#8217;encre sur la feuille &#8230;du plus mauvais effet. Ce qui valut, au d\u00e9but, leur interdiction. Bien fait pour les cr\u00e2neurs\u00a0! Oblig\u00e9s de faire comme les copains et de r\u00e9utiliser encriers et porte-plumes. <\/span><\/p>\n<p><span>Les classes o\u00f9 on nous faisait les cours de maths, histoire-g\u00e9ographie, fran\u00e7ais, dessin industriel et technologie, \u00e9taient des b\u00e2timents provisoires en bois, qui dur\u00e8rent quand m\u00eame ces trois ann\u00e9es et probablement encore longtemps apr\u00e8s la fin de notre apprentissage. On y \u00e9tait d&#8217;ailleurs tr\u00e8s bien. Mises \u00e0 part quelques matin\u00e9es d&#8217;hiver o\u00f9 le chauffage n&#8217;avait pas fonctionn\u00e9, la salle parfois enfum\u00e9e et froide. \u00c7a nous g\u00eanait pas trop. L&#8217;inconfort \u00e9tait la r\u00e8gle \u00e0 cette \u00e9poque&#8230; il nous suffisait de garder nos v\u00eatements en attendant que \u00e7a se r\u00e9chauffe. <\/span><\/p>\n<p><span>Le samedi matin, nous avions une heure de dessin artistique. Je crois que le professeur n&#8217;a jamais r\u00e9ussi \u00e0 mener \u00e0 bien un seul de ses cours.\u00a0D\u00e9sint\u00e9r\u00eat de la part de la plupart des \u00e9l\u00e8ves, manque d&#8217;autorit\u00e9 de la part du prof, c&#8217;\u00e9tait \u00e0 chaque fois le foutoir durant son cours. J&#8217;ai pas le souvenir d&#8217;avoir men\u00e9 \u00e0 bien quoi que ce soit durant cette heure qui finissait la semaine. <\/span><\/p>\n<p><span>Notre professeur de maths \u00e9tait plus efficace et convaincant et savait tenir sa classe, surtout en l&#8217;int\u00e9ressant. Il est parvenu \u00e0 m&#8217;en apprendre assez pour que je d\u00e9passe largement la moyenne\u00a0! Rien que pour cela, il a eu du m\u00e9rite&#8230; \u00e7a n&#8217;\u00e9tait pas gagn\u00e9. <\/span><\/p>\n<p><span>J&#8217;\u00e9tais plus \u00e0 l&#8217;aise en fran\u00e7ais, o\u00f9 je d\u00e9crochais sans difficult\u00e9 les meilleures notes\u00a0; En plus, le professeur m&#8217;\u00e9tait sympathique, il avait une fa\u00e7on moderne (\u00e0 mes yeux) de nous transmettre son savoir et je l&#8217;aurai volontiers \u00e9cout\u00e9 des heures durant. Malheureusement, lui aussi manquait d&#8217;autorit\u00e9 et ses cours \u00e9taient souvent perturb\u00e9s par les durs de la classe qui prenaient un malin plaisir \u00e0 foutre un bordel monstre. Je d\u00e9sapprouvais ces comportements. J&#8217;avais compris que c&#8217;\u00e9tait un type bien&#8230; mais vas faire comprendre \u00e7a \u00e0 des mecs qui n&#8217;en ont rien \u00e0 foutre et qui ne pensent qu&#8217;\u00e0 faire les cons. <\/span><\/p>\n<p><span>Je ne voulais pas non plus passer pour un fayot&#8230; Alors, j&#8217;attendais que \u00e7a passe. Quand le calme revenait, je ne perdais pas une miette de ce qu&#8217;il nous disait et qui d\u00e9passait presque toujours le programme pr\u00e9vu, abordant toutes sortes de sujets passionnants , auxquels s&#8217;ajoutaient des conseils de lecture. En voil\u00e0 encore un avec qui j&#8217;aurai d\u00fb garder le contact&#8230; Mais, \u00e0 la fin de ma troisi\u00e8me ann\u00e9e, j&#8217;avais s\u00fbrement d&#8217;autres pr\u00e9occupations et je l&#8217;ai perdu de vue. Comme beaucoup d&#8217;autres qui auraient \u00e9t\u00e9 de bon conseil , c&#8217;est certain. Je devais manquer de discernement&#8230; C&#8217;est bien excusable \u00e0 17 ans&#8230; et s\u00fbrement dommage. <\/span><\/p>\n<p><span>Je termine ma deuxi\u00e8me ann\u00e9e. Je crois pouvoir dire que j&#8217;ai pris un peu d&#8217;assurance aussi bien dans mon apprentissage que dans ma vie personnelle. Pour mon passage dans l&#8217;ann\u00e9e du C.A.P., mon p\u00e8re m&#8217;offrira mon premier v\u00e9lo. Tout neuf\u00a0! Un Alcyon, avec lequel je descendrai dans le midi pendant les grandes vacances\u00a0!<\/span><\/p>\n<p><span>A la fin de chaque ann\u00e9e scolaire, un repas de f\u00eate est pr\u00e9vu, suite \u00e0 une exposition des travaux effectu\u00e9s par les apprentis au cours de l&#8217;ann\u00e9e. <\/span><\/p>\n<p><span>Pour la premi\u00e8re fois, nous voyons nos profs se laisser un peu aller. Boire un bon coup&#8230;Se tordre de rire en se racontant des histoires, et m\u00eame pousser la chansonnette \u00e0 la fin du repas. Ce qui nous surprend, habitu\u00e9s que nous sommes \u00e0 les voir toujours s\u00e9rieux et m\u00eame s\u00e9v\u00e8res.<\/span><\/p>\n<p><span>Jusqu&#8217;au professeur principal ou surveillant g\u00e9n\u00e9ral qui nous chantait\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0 La Mouche\u00a0\u00bb\u00a0! oh ,oh\u00a0! Pour bien faire la mouche&#8230; oh , oh\u00a0! Faut fermer la bouche&#8230;.! et comme il l&#8217;avait fortement de traviole, c&#8217;\u00e9tait d&#8217;un effet comique irr\u00e9sistible. Fou-rire dans toute la salle\u00a0! Il en revenait pas de son succ\u00e8s&#8230; Quand enfin on quittait les lieux, on se sentait pour la premi\u00e8re fois en accord parfait avec l&#8217;ensemble de nos profs qu &#8216;on venait de d\u00e9couvrir sous un autre jour et capables de d\u00e9conner presque autant que nous\u00a0!! <\/span><\/p>\n<p><span>Et maintenant, A NOUS LES GRANDES VACANCES\u00a0!!! \u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A la fin de la premi\u00e8re ann\u00e9e, \u00e0 part les maths o\u00f9 je n&#8217;ai jamais brill\u00e9 d&#8217;ailleurs, les r\u00e9sultats dans leur ensemble \u00e9taient bons. Ma m\u00e8re \u00e9tait satisfaite et pour moi c&#8217;\u00e9tait l&#8217;essentiel. J&#8217;avais pour de bon commenc\u00e9 \u00e0 pratiquer un travail manuel, ce qui devait m&#8217;aider \u00e0 trouver mon \u00e9quilibre. Fa\u00e7onner de ses mains &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/yaka.alwaysdata.net\/index.php\/2014\/01\/20\/apprentissage-suite\/\" class=\"more-link\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\"> &#8220;APPRENTISSAGE. (SUITE)&#8221;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-265","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-souvenirs"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yaka.alwaysdata.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/265","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yaka.alwaysdata.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yaka.alwaysdata.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yaka.alwaysdata.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yaka.alwaysdata.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=265"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/yaka.alwaysdata.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/265\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yaka.alwaysdata.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=265"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yaka.alwaysdata.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=265"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yaka.alwaysdata.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=265"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}